Sud-Kivu : depuis sa défection, Makanika, a renforcé son contrôle sur le Twigwaneho et a mené plusieurs attaques dans la région tuant des civils et détruisant des écoles et des centres de santé (rapport ONU)

9 octobre 2020
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Dans son rapport trimestriel sur la situation sécuritaire en province du Sud-Kivu, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guteress a indiqué qu’au cours de ces 3 derniers mois les conditions de sécuritaires dans les hauts plateaux se sont considérablement détériorées et ont été marquées par des attaques de représailles menées par les milices contre des civils.

Ce rapport présenté en application du paragraphe 51 de la résolution 2502 (2019) du Conseil de sécurité, passe en revue les principaux faits nouveaux survenus en République démocratique du Congo entre le 17 juin et le 18 septembre 2020.

Selon ledit rapport, depuis sa défection en janvier 2020, l’ancien colonel des FARDC Makanika, a renforcé son contrôle sur le Twigwaneho et a mené plusieurs attaques dans la région tuant des civils et détruisant des écoles et des centres de santé

« Actif depuis janvier 2020, l’ancien colonel des FARDC, Michel Rukunda, alias Makanika, a renforcé son contrôle sur les groupes armés Twigwaneho et a mené plusieurs attaques dans la région de Kamombo, tuant six civils et détruisant 15 écoles et sept centres de santé. De nombreux membres des communautés babembe, bafuliro et banyindu ont fui la région, ce qui a porté le nombre de personnes déplacées à 6 725 (1 122 hommes, 1 253 femmes et 4 350 enfants) à Bijombo, où la MONUSCO est déployée » lit-on dans ce rapport

À Mikenge, par exemple, le rapport indique que la mission a continué d’assurer la protection de 2 037 personnes déplacées (328 hommes, 409 femmes et 1 300 enfants), dont la plupart étaient membres de la communauté banyamulenge.

Il renseigne qu’au cours de cette période, les contingents de la MONUSCO sont intervenus à plusieurs reprises pour empêcher des attaques contre des camps de personnes déplacées.

Selon le secrétaire Général de l’ONU, à la fin juillet, une nouvelle recrudescence de la violence a été constatée dans les hauts plateaux après une attaque des Maï-Maï contre du bétail appartenant aux Banyamulenge, suivie d’une attaque de représailles menée par les Twigwaneho à Kipupu.

Une mission de vérification conjointe du Gouvernement et de la MONUSCO envoyée à Kipupu le 29 juillet a permis de déterminer que 15 civils, dont le chef de la localité, avaient été tués au cours des affrontements, explique le dit rapport.

Dans la partie Nord du Sud-Kivu, du fait d’un vide sécuritaire provoqué par le redéploiement de certaines unités des FARDC vers d’autres zones de tension, le rapport de l’ONU renseigne que les anciennes Forces démocratiques de libération du Rwanda/le Conseil National pour le Renouveau et la Démocratie ont commencé à recruter activement de nouveaux éléments, notamment parmi les jeunes du territoire de Kalehe.

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